
Cultiver l’espoir
Cette année, nous vous offrons un bouquet de fleurs.
Nées d’une minuscule graine portant en elle des millions d’années d’ADN, enracinées dans un terreau qui leur est propre, les fleurs s’épanouissent pour quelques heures ou quelques jours; elles donnent naissance à un fruit, qui libérera une nouvelle graine, prête à engendrer à son tour une autre fleur — dans une transmission à la fois fugace et immortelle. Là où les biologistes y voient des stratégies de survie, le regard du profane perçoit une profusion de couleurs et de formes qui émerveillent, à travers les âges et les cultures.
À l’image des fleurs, les contes portent en eux l’ADN de l’humanité. Ils sont à la fois fugaces et intemporels. Nés d’une époque et d’un lieu, ils voyagent à travers le temps, franchissent les frontières, et deviennent universels. Et, comme les fleurs, les contes émerveillent. Simplement.
C’est sous le signe de l’espoir que nous osons placer notre festival cette année. Car l’imaginaire cultive l’espoir; il libère, ouvre les possibles, donne naissance à des réalités encore à venir. L’imaginaire nous invite à plonger au plus profond de nous-mêmes — là où naissent l’apaisement, le réconfort, la guérison. Les dragons des contes nous arment pour affronter ceux de la vraie vie. Les conseils de la vieille rencontrée au cœur de la forêt résonnent encore pour celles qui savent écouter. La générosité, l’humilité, la douceur : autant d’armes puissantes entre les mains de ceux qui les maîtrisent.
Explorations contemporaines de l’identité culturelle, récits ancrés dans les réalités queers, contes merveilleux sans âge : le festival rassemble ces voix multiples en un bouquet coloré et vous l’offre, cher public.
Car chaque pétale, dans chaque fleur, raconte l’histoire d’une humanité en quête d’elle-même.
Bon festival!
Stéphanie Bénéteau
Directrice artistique

