Pré-Dévoilement 2019

Pré-dévoilement de la programmation internationale de la 15e édition du Festival interculturel du conte de Montréal!

La 15e édition du Festival interculturel du conte de Montréal, premier et plus important festival de contes au Québec, se déroulera du 18 au 27 octobre 2019! Une soixantaine d’événements seront présentés sur dix jours, offrant aux publics montréalais une programmation riche et variée qui témoigne des multiples facettes du conte aujourd’hui : contes traditionnels, récits de vie, mythes, légendes et créations contemporaines se côtoieront pendant dix jours de festivités. Voici un pré-dévoilement des cinq artistes internationaux et trois artistes hors-Québec qui seront avec nous en octobre!

Rachid Bouali?

« Un peu à la manière du jongleur dont parle Dario Fo, je me situe à la frontière entre l’acteur et le conteur, dessinant des espaces avec le corps, passant d’un personnage à un autre avec la liberté de briser le quatrième mur à tout moment. C’est dans les contes, les mythes mais aussi mes propres souvenirs d’enfance que je puise la matière nécessaire à inventer et à construire mes histoires. »

Comédien professionnel depuis 1988, Rachid Bouali a été diplômé en 1995 de l’école internationale de théâtre J. Lecoq à Paris. En 2002, il fonde la compagnie La Langue Pendue, avec le projet de promouvoir la culture de proximité par le biais de la transmission orale. Il a créé plusieurs spectacles s’inspirant de l’univers des contes et de la mythologie ou de récits de vie. Parmi ceux-ci, mentionnons Cité Babel (2005), où il raconte la cité de son enfance, riche de ses légendes et de ses personnages, Un jour, j’irai à Vancouver (2009), le 2e volet de cette saga sociale et Le jour où ma mère a rencontré John Wayne (2012), dernier volet de la trilogie qui voit le jour au Grand Bleu à Lille.

Olivier de Robert?

Je suis venu à la parole par l’oreille, par l’écoute des anciens aux temps déjà lointains de mon enfance. Puis en guidant des randonneurs sur les chemins des Pyrénées, j’ai appris le plaisir de raconter à mon tour il y a plus de vingt ans. Les choses se sont faites avec lenteur, comme on fabrique du bon vin. C’est ce qui me donne tant de plaisir à vieillir à présent…

En 2010, la rencontre avec Henri Gougaud m’a ouvert de nouveaux horizons. Depuis, en disciple joyeux, je marche à ses côtés, mais en restant sur mes chemins, comme quoi en oralité, tout est possible.

J’aime à donner des contes traditionnels, mais aussi, par passion et de par ma formation, des récits historiques.

Catherine Gaillard?

Catherine Gaillard porte une parole engagée pour le plaisir de dire les tressaillements et les métamorphoses de la condition humaine. Chacun de ses spectacles est une plongée dans les méandres des rapports humains, là où se gagnent ou se perdent les combats pour un monde plus solidaire.

De sa lutte politique, elle fait une lutte esthétique. Activiste, elle montre dans Les Amazones la face cachée et la force des liens entre femmes. Politique, elle raconte la naissance de la lutte ouvrière à travers le récit de vie d’une de ses figures de proue : Flora Tristan. Agitatrice, elle s’amuse à brouiller les cartes des identités de genre et invite à l’expression libre et joyeuse des désirs et sentiments dans Le Cosmorgasme. Attentive, elle traverse l’humanité silencieuse à travers les récits de vie des femmes en milieu rural dans Dernier village avant l’azur.

Pour que l’humanité soit enfin pleinement représentée, Catherine Gaillard veut redonner aux femmes d’exception la place qu’on leur a refusée et qu’on leur refuse encore dans les livres d’histoire.

Aïni Iften?

« Au début, j’ai voulu conter mon enfance. Je suis née en banlieue parisienne de parents algériens. Ma mère chaque jour me berçait avec des contes traditionnels kabyles qu’elle me contait dans sa langue maternelle. Alors moi, dans la journée, j’en faisais revivre les personnages : la Settut, l’ogresse, Nunja… Mais mon décor ce n’était pas les montagnes kabyles, mais les H.L.M, l’usine Renault à Meudon la Forêt., la cuisine exigüe où ma mère s’enfermait pour cuisiner, en chantant ; ses plats succulents devenait alors le lieu magique où les ustensiles parlent et chantent… »

Aujourd’hui devenu comédienne, chanteuse et conteuse, Aïni transmet à son tour ces récits, sous une forme singulière où musique et mots se mêlent, où le sens des phrases est un contrepoint au son des mots, où la matière sonore réveille, parfois dévoile, les sens et le sens…

Tamar Ilana?

Tamar Ilana is a Toronto-born multifaceted artist who grew up touring internationally, singing in multiple languages and dancing flamenco.

Tamar spent much of her childhood performing throughout the Mediterranean and North America with her ethnomusicologist mother, Dr. Judith Cohen, and gathering semi extinct songs in remote Spanish and Portuguese villages. By the age of five, Tamar was singing Ladino, Balkan and Medieval music in multiple languages and had already recorded on her first album. In 2011, Tamar again returned to Toronto and founded her band, Ventanas, meaning windows in Spanish, reflective of Tamar’s life as a series of windows onto numerous cultures and styles of music, dance and art. Of mixed Jewish-Indigenous-Romanian-Scottish descent, Tamar is well versed in the music and cultures of the Sephardic Diaspora and the Iberian Peninsula. She sings in Ladino, Spanish, Bulgarian, Hebrew, French, Romani, and Arabic

Catherine Pierloz?

Née à Bruxelles, Catherine Pierloz pratique l’écriture, la lecture, la pensée disparate et la transmission viscérale. Elle mène un combat acharné contre les tyrannies de l’ego. S’il lui fallait choisir un camp, elle lutterait aux côtés de ceux qui n’ont aucune chance. Ordonner le monde et laisser le chaos mener la danse est son ambivalent combat personnel. Le vautour est son animal totem.

Conteuse, elle a d’abord été du côté des récits longs parce qu’elle a davantage le souffle des diseurs d’épopée que des virtuoses de la chute d’histoires désopilantes et courtes. Elle a ensuite intégré l’équipe des Conteurs en Balade réunis autour de la conception et de l’organisation de balades contées à Bruxelles. Elle a participé à l’aventure du collectif de conteurs Le Lampadaire à Deux Bosses. Elle lit de la poésie dans des bars avec le collectif Les Crépusculaires. Puis elle est revenue aux récits longs, parce que c’est à leur rythme que s’accorde le mieux sa voix. Elle aime baigner dans une parole qui s’élève comme une musique, soutenue par un récit bien charpenté, qui a de la tenue et des sommets. Elle conte pour se tenir là où le récit ouvre une porte à l’inexistant.

Bruce Sinclair?

Bruce Sinclair is a Metis artist originally from Meadow Lake/The Battlefords, Saskatchewan. He has worked in professional and community theatre since 1986. He has worked with Twenty-Fifth Theatre, Persephone Theatre, Native Earth Performing Arts, 4th Line Theatre, Waweyekisik Theatre, The Batoche Theatre Co. and recently with Undercurrents Theatre and Jumblies Theatre. Bruce has worked as an actor, director, playwright and producer for numerous First Nations and Metis theatre works on miskinahk ministik (Turtle Island) and abroad. He is striving to become fluent in Nêhiyawêwin (Cree) and Michif. He has worked as a Theatre Officer at the Canada Council for the Arts for over a decade and teaches school on the rez and in the city. He currently is the Artistic Director of miyoteh performance based at Big Island Lake Cree Nation in Saskatchewan. Miyoteh performance recently co-hosted mamawi keyokewin, a gathering of elder storytellers, artists and dreamers with The Crossing Theatre Co near Batoche, SK  August 2015. His current works include a collaboration with Indigenous, Jewish and Arabic artists entitled The Gift Of Life, a story based on teachings of elders vs the tragedy of suicide: ahki meyimo (do your best).

Marta Singh?

Born and raised in Argentina, Marta lives and works in Ottawa. Since she started performing professionally in 2005, Marta has been featured yearly at the Ottawa Storyteller’s Fourth Stage Series at the National Arts Centre, in both her solo and her ensemble work, which includes the twelve-hour, epic performances of The Odyssey (2012) and The Iliad (2014). Over the years, she has become a hallmark of striving for artistic excellence while pushing the boundaries of her art, as she continues to fuse her storytelling background with the conventions of theatre.
Her latest work, The Geography Teacher’s Orders won the Best of Fest Award and the Jury’s Award of Excellence at Ottawa’s 2018 Fringe Festival.

Dates à mettre à votre agenda

Le 18 octobre : Empreintes/Traces, Soirée d’ouverture au Théâtre Outremont, 20h

Lancement de la programmation : le 11 septembre! Inscrivez-vous à notre infolettre, suivez-nous sur Facebook pour être les premiers à connaître la programmation 2019!

Formation avec Catherine Gaillard : Du collectage au spectacle : Aborder le souvenir comme un récit fictif. Samedi le 26 octobre, 9h30 à 16h30.